Toutes les actualités

Exposition Bon Boullogne, prolongation jusqu'au dimanche 8 mars

Un chef d'école au grand siècle

Exposition Bon Boullogne, prolongation jusqu'au dimanche 8 mars

Exposition Bon Boullogne, prolongation jusqu'au dimanche 8 mars

le triomphe d'Amphitrite
Publié le 26 Janvier 2015
Durant l’exposition, le droit d'entrée est de 5,50 € et 4,50 € en tarif réduit. Cette rétrospective a pour vocation de faire redécouvrir l’œuvre de Bon Boullogne qui, avec Charles de La Fosse, Jean Jouvenet, Antoine Coypel et Louis de Boullogne, fut l’un des cinq plus célèbres peintres d’histoire de la fin du règne de Louis XIV. Lors des expositions Les Peintres du Roi-Soleil (1968), Les Amours des Dieux (1990), La Peinture française au Grand Siècle (1994), aucune peinture de Bon Boullogne n'était présentée. L’œuvre de Bon Boullogne est diversifié, tant du point de vue des genres que des techniques: il est l'auteur aussi bien de grands décors (église des Invalides, du Trianon...) comme de peintures de chevalet. Cette dimension insolite apparaîtra dans l'exposition, de même que le rôle considérable que Boullogne joua sur le plan de l’enseignement. La plupart des peintres français actifs au tournant du siècle furent formés dans son atelier et Boullogne posa les bases du goût qui allait prévaloir dans la première moitié du 18e siècle.

La redécouverte d’un peintre majeur de l’histoire de l’art français

L’œuvre de Jouvenet, tout comme celui de La Fosse et Coypel, nous est connu par de nombreux travaux, à commencer par des monographies.  Le cabinet des arts graphiques du Musée du Louvre vient de consacrer une exposition des dessins de Louis de Boullogne. Quant à son frère Bon Boullogne, il n’a jamais été l’objet d’un travail de fond, ce qui tient sans doute à la difficulté à reconstituer son œuvre. De fait, dès 1745, Dézallier d’Argenville n’avait pas manqué de remarquer le caractère protéiforme de la production de Bon Boullogne. Et s’il est vrai que l’œuvre de Bon Boullogne tend à échapper aux méthodes de classement, il adopta néanmoins une manière relativement constante : passées les années 1690, un véritable répertoire formel commença à voir le jour. C’est ainsi que nous avons pu identifier une trentaine d’œuvres de la main de l’artiste tant dans les musées de France que dans d’autres collections. L’œuvre de Bon Boullogne est donc particulièrement diversifié, tant du point de vue des genres entrepris que des techniques employées. Tantôt Boullogne imite-t-il les grands Bolonais, tantôt réalise-t-il de véritables pastiches des petits maîtres hollandais du Siècle d’or. C’est précisément cette dimension insolite que nous souhaitons présenter au public, en mettant l’accent sur le rôle considérable qu’il joua sur le plan de l’enseignement. Non pas seulement que la plupart des peintres français actifs au tournant du siècle furent formés dans son atelier ; en démultipliant les sujets mythologiques peuplés de nudités, Boullogne pose également les bases du goût qui allait prévaloir au début du 18ème siècle.  L’exposition serait susceptible d’enrichir notre perception de l’histoire de l’art,  au nom de laquelle une rupture aurait eu lieu à partir de la Régence. Dès les années 1690, les tableaux de Bon Boullogne montrent que la transformation était déjà en cours.