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Concert Trio des Aulnes

Concert Trio des Aulnes

Concert Trio des Aulnes

Trio des Aulnes
Samedi 27 et dimanche 28 mai - 18h30
Musée Magnin
4 Rue des Bons Enfants
21000 DIJON
Tout public
Le Trio des aulnes interprète les œuvres de : MOZART, Trio en sol majeur K564, [1788], HAYDN, n°39 Hob 15.25, [1795] HUMMEL, Trio en mi bémol majeur op. 12, [1804]. Avec le soutien des pianos Prévalet.
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Le trio des Aulnes a été créé en 1993 par Laurent Lagarde (violoncelle) et Jean-François Corvaisier (violon). Deux ans plus tard, en 1995, il sort lauréat du concours international de musique de chambre d'Illzach (Alsace), en remportant le Prix SPEDIDAM pour la meilleure interprétation du trio de Ravel. Implanté en Bourgogne, le trio s'est produit ces vingt dernières années autant en France qu’à l’étranger. Il a enregistré plusieurs disques, dont un, comprenant les trios de Jean Cras et Ernest Chausson, qui remporta cinq diapasons et une note de 9/10 de la revue musicale Répertoire. Romantiques par excellence, les membres du Trio des Aulnes ont toutefois abordé la quasi-totalité du répertoire pour trio, de Haydn à nos jours. Adeptes de la création contemporaine, ils ont même collaboré à plusieurs reprises avec des compositeurs actuels, tels que Lucien Guérinel, Alain Féron, Philippe Forget, ou encore avec l'argentin Gustavo Beytelmann, dont ils ont créé des œuvres. Musiciens, mais aussi professeurs, les membres du Trio des Aulnes ont organisé pendant dix ans des stages de musique de chambre, dans différentes villes de France. Après vingt-deux ans d'existence, Honoré Béjin au piano rejoint le Trio des Aulnes, ce qui lui apporte un nouvel élan.

 

« Le trio pour piano et cordes à l'âge classique » : concert au Musée Magnin

Joseph HAYDN (1732-1809) Trio en sol majeur n°39 Hob. XV 25 [1795]

Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791) Trio en sol majeur K 564 [1788]

Johann Nepomuk HUMMEL (1778–1837) Trio en mi bémol majeur op. 12 [1804]

Le genre du trio avec piano se développe à la fin du XVIIIe siècle. Le pianoforte, remplaçant peu à peu le clavecin, commence alors à trouver sa place dans les salons d'une bourgeoisie en plein essor - tandis que le violoncelle acquiert une autonomie et une importance croissantes.

Les trios de Haydn et Mozart, sans chercher à égaler en noblesse ou en dignité certaines de leurs grandes œuvres symphoniques ou opératiques, se présentent néanmoins comme de fascinants joyaux, prétextes aux explorations les plus variées. Le cadre intimiste de leur exécution à l'Hôtel Lantin contribue à mettre en valeur l'élégance et la délicatesse de leur propos, cependant que la clarté aérienne du discours musical (qui n'exclut pas parfois des tensions dramatiques), la légèreté de touche dans l'écriture instrumentale, l'équilibre de la composition, la grâce spirituelle des ornements peuvent trouver un écho dans maints tableaux du Musée (qui leur sont contemporains).

Le Trio en sol majeur Hob. XV 25 (1795) de Haydn débute par une série de variations pleines d'agréments. Son second mouvement chante dans un climat paisible et confiant. Puis intervient un finale d'une virtuosité spectaculaire, intégrant plusieurs airs tziganes (témoignages de la longue carrière qu'Haydn fit à Eszterháza en Hongrie).

Le Trio en sol majeur K 564 (1788) de Mozart fut d'abord publié en Angleterre, comme celui de son ami Haydn. Il s'agit du dernier trio de Mozart (alors âgé de 32 ans). Apparemment moins complexe que d'autres œuvres de musique de chambre du compositeur, elle cache cependant sous sa tranquille limpidité une grande profondeur de sentiment. Après un premier mouvement d'une virtuosité ailée et printanière, le deuxième mouvement est constitué d'une série de variations. Enfin le trio se termine par une danse paysanne (sur un rythme de sicilienne), d'un caractère agreste et pourtant délicat qui semble évoquer un monde champêtre idéalisé, peuplé de bergers et de nymphes.

Hummel fut l'élève de Mozart, tout en étant proche de Haydn également. Dans son Trio en mi bémol majeur op. 12 (1804), Hummel accommode la langue racée de ses maîtres au romantisme naissant, annonçant par un curieux pressentiment les réussites d'un Mendelssohn (qui l'admirait). Ce trio se caractérise par son lyrisme, mais aussi sa bonne humeur et sa virtuosité (Hummel fut considéré comme l'un des meilleurs pianistes de son temps).

Concerts les samedi 27 et dimanche 28 mai à 18h30

Sur réservation

Tarif pour tous les concerts : plein : 15 réduit : 12