Le costume en scène

Costume - CNCS Moulins

 

Le costume en scène.

Usages de l’habit d’opéra et de théâtre du XVIIe au XXe siècle

 

21 mai – 28 août 2011

exposition-dossier

 

Élément phare des arts de la scène et seconde peau du comédien, le costume donne sens et corps au théâtre jusqu'à l'apparition du minimalisme. Du point de vue scénographique, il ne se dissocie pas du décor et ceci vaut aussi, de la Renaissance au XIXe siècle, dans le domaine de la peinture. Les peintres d'histoire s'appliquaient à planter leur décor et parer leurs personnages selon un principe de « convenance » qui devait rendre justice au texte dont ils s'inspiraient, comme en témoignent par exemple les draperies orientalistes du Repas chez Simon le Pharisien d'après Jean-Baptiste Jouvenet.

 

Les pièces exposées proviennent du Centre national du costume de scène (CNCS) et de la Comédie- Française. Véritables créations de haute couture contemporaines, certains costumes présentés sont signés de Christian Lacroix, telles les somptueuses robes des personnages de Phèdre et de Panope (Jean Racine, pièce de Phèdre) ; elles sont mises en relation avec la richesse des vêtements des élégantes dames et gracieux cavaliers peints par Claude Vignon au XVIIe siècle.

 

Les ateliers de l'Opéra national de Paris et de la Comédie-Française sont passés maîtres dans la réalisation de ces créations, d'où l'intervention du plumassier, du teinturier, du brodeur, du carcassier... héritiers des savoirs faire des siècles passés adaptés aux exigences de chaque époque. A partir des années 1950, des matériaux dérivés du pétrole sont utilisés. La robe d'Isabelle princesse de Sicile (Giacomo Meyerbeer, opéra de Robert le diable), réalisée à partir de tissu de lamé gris-argent de la maison Paco Rabanne, est ainsi entièrement agrémentée de feuilles de houx en plastique qui créent un effet de brillance proche de l'éclat du bijou.

 

Dans la peinture comme sur la scène, à la convenance « classique » peut se substituer l'exubérance « baroque ». Ainsi, l'exposition se termine sur une spectaculaire robe portée par Montserrat Caballé pour le personnage de Turandot (dans l'opéra de Giacomo Puccini), réalisée sur des motifs inspirés des taches de Rorschach. Les épaules couvertes d'une cape d'organza blanc longue de treize mètres, coiffé d'une couronne de dentelle or garnie de perles soufflées et les mains habillées d'ongles en métal doré, le personnage cruel de la princesse apparut, en 1981, dans toute sa splendeur impériale...

 

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