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Sculptures

Sculptures
La Vague (c) RMN-Grand Palais (musée Magnin) / Michel Urtado
La Vague
La Vague RMN/Droits réservés
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La Vague RMN/Droits réservés
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Sculpture

La Vague

C’est la seule esquisse en terre conservée d'Auguste Préault, issue paradoxale pour un sculpteur dont on a loué le pouce fiévreux. On ignore le titre que l'artiste donnait à cette œuvre et si elle représentait une de ces ondines évoquées par la littérature fantastique de l’époque. Connaissant le peu de goût de Préault pour les petits objets, on peut penser que cette esquisse a été faite pour une exécution à une autre échelle. Avec le vase qu'elle tient dans sa main gauche, elle est peut-être une parèdre des figures décoratives de fleuves, traitée avec la part de mystère propre à cet artiste.

La face présente un nu féminin en fort contraposto et une étude anatomique très poussée et presque caricaturale de la musculature, sur le modèle plastique de Michel-Ange. Bien qu’en fort relief, le nu féminin se détache sur un fond : il est travaillé en haut relief, domaine où Préault était parfaitement à l’aise. Le mouvement de la vague est traité comme une draperie passant au-dessus de la tête, avec un graphisme exacerbé au dos. Les volutes aquatiques ne sont pas sans évoquer la célèbre estampe d’Hokusai et les variations décoratives de l’Art Nouveau. Mais l’emportement sauvage, l’accentuation presque caricaturale des traits et l’originalité avec laquelle est traité ce thème décoratif rappellent le caractère inclassable de l’art de Préault.

 

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