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École italienne

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Les 170 peintures italiennes du musée appartiennent pour l’essentiel à une période allant de la haute-Renaissance au XVIIIe siècle. Les toiles vénitiennes des XVIe et XVIIIe, lombardes du XVIIe et napolitaines du XVIIIe constituent des temps forts de la collection. Grâce à leur indépendance de goût, les Magnin surent rassembler des peintres rares dans les musées français : Zalone da Cento, Claudio Ridolfi, Jacopo Bertoja ou Giovanni Battista Crosato.

 

Le XVIe siècle vénitien est représenté par quelques œuvres de grande qualité : le Christ et la femme adultère et le Portrait d’un musicien de Cariani, qui oppose un chromatisme vigoureux à la fluidité du « tonalisme » post-giorgionesque, la tintoresque Entrée du Christ à Jérusalem et ses coloris audacieux, un Noli me tangere au ciel dramatique d’Ippolito Scarsellino. Le maniérisme florentin est évoqué de façon spectaculaire avec Suzanne et les vieillards d’Allori qui combine références nordiques et michelangélesque et une Vierge à l’Enfant de Ridolfo del Ghirlandaio, autre disciple de Bronzino.

 

La collection du XVIIe siècle est originale et hormis Gênes, les principales écoles sont représentées : la Lombardie, avec une Visitation encore maniériste de Cerano, Recchi, une dramatique et baroquisante Pietà de Danedi di Montalto ; la Vénétie, avec Ridolfi, Strozzi (un portrait très théâtral), Carpioni avec une Mort de Léandre aux accents élégiaques ; la Toscane, avec Dolci dans un portrait quasi-porcelainé de Saint Charles Borromée, Riposo, Volterrano ; Bologne, avec un Repos de la Sainte Famille aux couleurs raffinées de Zalone ; Rome avec Cozza, Venusti, Baglione, un Moïse et les filles de Jethro teinté d’atticisme par Romanelli ; Parme, avec un étrange Sommeil de l’Enfant Jésus de Schedoni ; Naples et Luca Giordano.

 

Le Settecento se distingue par des toiles napolitaines très typiques de Traversi, del Po (Triomphe de Silène tirant sur le fantastique), Rossi, et surtout vénitiennes, attribuées à Ricci (une Lucrèce baroque), Tiepolo (esquisse), Crosato dans ce qu’il a de meilleur, Pellegrini et son métier délicat comme du pastel, Zais, habile peintre de batailles.