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Arts graphiques

XVIe-XIXe siècle
La Mort d’Atys (c) RMN-Grand Palais (musée Magnin) / Thierry le Mage
La Mort d’Atys
(c) RMN-Grand Palais (musée Magnin) / Thierry le Mage
Dessin

La Mort d’Atys

Cette feuille s’inscrit dans le courant néo-classique qui se développe à la fin du XVIIIe siècle, notamment sous l’impulsion de Jacques-Louis David. Le sujet, dramatisé, concentre sa vitalité dans la figuration de la forme humaine, dressée ou affaissée dans l’épuisement de l’effort héroïque. L’exemplum virtutis a pour moyen d’expression le dessin, c’est-à-dire le « style », un trait qui circonscrit nettement les formes.


Au premier plan, le corps du dieu phrygien Atys, isolé, a pour contrepoint celui de la nymphe qu’il a aimée et qui se meurt. Dominant le groupe de la désolation, l’expression de la déesse jalouse Cybèle concentre le drame. Le langage emphatique des gestes (issu des grands modèles italiens de la Renaissance), l’insistance de la plume sur les drapés et les visages exprimant la désolation excluent toute psychologie ; le contour appuyé des formes reflète la détermination morale. Seule exception à la rigueur du trait et de l’expression, le corps nu et alangui du jeune Atys, emprunté à La Mort du jeune Bara  (Avignon, musée Calvet) par Jacques-Louis David.

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