Objets d'art
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Les objets
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Pendule religieuse
Fin du XVIIe siècle
La découverte par Huygens du pendule régulateur donna un essor prodigieux à l’horlogerie à partir de 1660. La première forme des pendules sous le Roi-Soleil est la Religieuse. Ce modèle de petit format est signé « Hartus » ; il s’agit peut-être de Claude Artus, mort en 1689. En marqueterie de type Boulle d’écaille rouge, laiton et étain sur un bâti en noyer, elle est décorée de bronzes dorés et de moulures d’ébène. La base est agrémentée d’un décor de campanes et repose sur des pieds toupies. La forme s’inspire de l’architecture contemporaine avec ses deux colonnes surmontées de chapiteaux et son couronnement à balustrade décoré de pots à feu. Les aiguilles sont en cuivre découpé, gravé et doré. Aux côtés du cartel accroché dans le grand escalier du musée, cette pendule illustre le raffinement et le développement de l’horlogerie sous Louis XIV.
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Encrier
Fin du XVIIe siècle
Cet encrier en marbre, en forme de cénotaphe, est daté de la fin du XVIIe siècle. Selon Maurice Magnin, il a appartenu au célèbre naturaliste Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon (1707-1788). Il contient un godet à encre et une saupoudreuse au couvercle percé de trous, qui était destinée à la poudre de bois ou de pierre, appelée « sable », que l’on versait sur le papier afin de boire l’excès d’encre. Des casiers permettent de ranger les plumes et la cire à cacheter. Le couvercle qui ferme l’ensemble a la particularité de servir également de presse-papier.
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Plat circulaire
vers 1680
Ce grand plat circulaire en camaïeu bleu est orné au centre d’un décor au Chinois assis dans un paysage et sur l’aile d’une frise de rinceaux de feuilles d’acanthe ponctuée de fleurs. Stylistiquement, cette pièce peut être datée du dernier tiers du XVIIe siècle. Elle imite manifestement la production de Nevers. Toutefois, cette forme de plat creux à l’aile très inclinée n’existe pas dans le centre nivernais et le poids de la pièce ainsi que la terre très rouge qui transparaît sous un émail mal réparti dénotent une fabrication étrangère à Nevers. On retrouve les mêmes caractéristiques sur des pièces exécutées à Dijon. Ce plat provient en effet de la manufacture dijonnaise de la rue Sainte-Marguerite (actuelle rue Parmentier) qui fut installée en 1669 par le Nivernais Joseph Dupont Saint Pierre.
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Salon Napoléon III (décor)
2de moitié du XIXe siècle
Le Salon de famille était couvert à l’origine d’une percale glacée qui fut imprimée vers 1850 par la manufacture Schwarz-Huguenin à Dormach près de Mulhouse. Elle fit l'objet en 1990, en raison de son mauvais état de conservation, d'une réimpression à l'identique grâce au mécénat de la maison Prelle. Le décor de cette pièce est caractéristique du style Napoléon III. Les meubles et objets d’art exposés contribuent à recréer l’atmosphère du Second Empire. La coupe en porcelaine de Canton, présentée sur la table en marqueterie de type Boulle, est montée sur pied et décorée d'anses en bronze doré, dans un style rocaille. La pendule et les candélabres posés sur la cheminée sont décorés de plaques de porcelaine de Paris et forment un ensemble avec le lustre qui orne le plafond de ce salon.