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École française

XVIe-XIXe siècle
La Nuit sur la lagune (c) RMN-Grand Palais (musée Magnin) / Michel Urtado
La Nuit sur la lagune
Peinture

La Nuit sur la lagune

Le peintre signe ici une composition très synthétique et économe de moyens, qui n’évoque en rien les scènes paysannes qui lui étaient coutumières, et dont l’esprit d’analyse et le sens du détail le rattachaient au naturalisme. Jeanne Magnin parle d’une « symphonie en bleu où l’artiste n’a pas cherché un effet, mais où il a traduit pour lui-même une impression intime de son unique voyage à Venise, accompli en 1880 [en réalité, en septembre 1881] – alors que déjà il sentait les première atteintes du mal qui devait l’emporter.

Sa sensibilité exacerbée nous communique l’émotion dont l’a pénétré la féérie de la nuit bleue sur les flots bleus ; la ligne continue des îlots se silhouette en noir entre l’onde et le firmament où les nuées, poussées par le vent du large, voilent et découvrent tour à tour l’astre d’argent au cours de leur vol impétueux.

Poésie aiguë, frémissante, traduite par la palette et le pinceau comme elle le serait par le rythme et par la rime, magie du souvenir qui s’exalte dans le rêve » (Jeanne Magnin, pages inédites). Le parti très moderne tendant à la monochromie et la différenciation des plans qui dilue le motif central rejeté à l’arrière résultent certainement de la visite que Bastien-Lepage fit à la Grosvenor Gallery où, en juillet 1881, le peintre James Abbott McNeill Whistler (1834-1903) présentait plusieurs œuvres inspirées par Venise.

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